Importance économique[modifier]
Ce marché, mondial par nature, est le deuxième
marché financier de la planète en termes de volume global, derrière celui des
taux d'intérêt. Il est néanmoins le plus concentré et le premier pour la
liquidité des produits les plus traités, comme la parité
euro/dollar : le volume quotidien moyen des échanges était en 2007, de 3 210 milliards de
dollar US, soit une augmentation de 71 % des volumes par rapport à l'étude précédente de 2004 (pour atteindre près de quatre mille milliards de dollars (quatre billions) journaliers). Tous les chiffres qui suivent sont issus de l'étude triennale réalisée sur le marché des changes par la
BRI (banque des règlements internationaux):
Ce volume moyen se décompose ainsi :
- 1 005 milliards en transactions au comptant,
- 362 milliards en à terme et
- 1 714 milliards en swaps
Les transactions en volume étaient :
- pour 43 % entre banques ;
- pour 40 % entre une banque et un gestionnaire de fonds ou une institution financière non bancaire ;
- et enfin pour 17 % entre une banque et une entreprise non-financière
- et aussi des particuliers qui utilisent les plateformes des banques
Dans chaque banque importante, les
opérateurs (dit
cambistes) font les
3x8, bien que généralement à des emplacements différents. À une équipe située en Asie ou en Australie succède une autre située en
Europe puis enfin une troisième située en Amérique du Nord, et ainsi de suite.
Néanmoins, malgré ce caractère mondial et cette dissémination horaire entre les continents, une part importante (31 % du volume total en 2004, selon la BRI) de l'activité du marché reste localisée physiquement à
Londres.
Le
marché interbancaire approvisionne à la fois pour la majorité du chiffre d'affaires commercial et de grandes quantités de transactions spéculatives tous les jours.
Selon le dernier rapport du BRI en date de 2010, le trading sur le marché des changes a augmenté de 20 % depuis 2007 pour atteindre 4000 milliards de dollars. Le Royaume-Uni et les États-Unis restent largement en tête des échanges, avec plus de 36.7% de parts de marché pour Londres et 17,9 % pour les États-Unis. La France se situe loin derrière, avec seulement 3% des échanges mondiaux, en nette baisse depuis 1995.
Par ailleurs, «les devises exotiques connaissent un succès de plus en plus grand au fur à mesure que le centre économique mondial se déplace vers les pays émergents. Le dollar américain, bien que souvent désavoué, tient toujours le haut du pavé, représentant 84.9% des transactions quotidiennes en 2010. L’euro se place en deuxième position, mais toujours loin derrière, à 39,1 %. Plusieurs devises traditionnelles, comme la livre sterling ou le franc suisse, perdent légèrement du terrain, au profit des valeurs exotiques comme le real brésilien, le dollar de Singapour ou encore le won coréen. Ainsi, depuis 2007, les devises de 23 pays émergents représentent 14 % des échanges contre seulement 1,7 % il y a trois ans»
1.
Le marché des changes existe sous sa forme actuelle, dite régime des changes flottants, depuis mars
1973 et l’abandon de la fixité des taux de change des diverses monnaies par rapport à l’étalon dollar issue des
accords de Bretton Woods en
1944.
Produits traités[modifier]
Au comptant (on dit
spot), les principales parités traitées étaient en 2004, selon la BRI :
Malgré le fort développement de l'euro, le dollar reste le pivot dominant, présent dans 89 % des transactions (contre 37 % pour l'euro, 20 % pour le yen et 17 % pour la livre sterling, le tout sur un total de 200% puisque chaque transaction implique deux devises). Pour une devise non-européenne XXX, une transaction entre l'euro et cette devise se décomposera généralement en une transaction EUR/USD et une transaction USD/XXX. La paire de devises EUR/XXX s'appelle alors un cross.
Le
change à terme se décompose en deux produits, tous deux interbancaires, le
terme sec (on dit
outright en anglais), plutôt peu traité, et les
swaps de change. Contrairement aux autres marchés financiers, les
marchés à terme organisés ne se sont jamais imposés sur le marché des changes et demeurent marginaux.
Options de change[modifier]
Enfin, le marché des
options de change est le plus divers et le plus inventif des marchés d'options. C'est lui qui est à l'origine de quasiment toutes les formes d'
options dites exotiques ou
de deuxième génération (options à barrière, options asiatiques, options sur options, etc.).
Trading et Opérations de change[modifier]
La couverture (hedging)[modifier]
Le principe consiste à prendre une position inverse à la position déjà ouverte, de manière à annuler les risques. C'est une technique très utilisée par les professionnels. C'est par exemple, le cas d'un investisseur institutionnel européen qui a décidé d'acheter des actions américaines. Il est alors en risque de change car si le dollar baisse, la contrevaleur euro de ses titres américains baissera. Pour s'immuniser de ce risque, il va alors vendre le montant équivalent en dollar des actions qu'il vient d'acheter.
Il s'agit d'anticiper les mouvements du marché grâce à une observation plus ou moins avancée de l'environnement financier, économique et politique. L'intérêt de l'anticipation des mouvements de change est la spéculation. Pour cela, de nombreuses sources d'informations sont à la disposition du trader forex (
Reuters, TELERATE,
Bloomberg L.P.) lui permettant d'accéder à toutes les cotations et informations financières utiles pour son trading. Il a également accès aux indicateurs économiques des principaux pays ainsi qu'aux informations financières mondiales. Il est en mesure de se forger une opinion sur l'évolution des cours ou taux et ainsi d'anticiper des mouvements futurs.
Il consiste à essayer de tirer parti de décalages ponctuels de prix ou de cours sur le même support, la même devise sur 2 marchés différents. L'arbitragiste peut réaliser ces opérations sur un seul marché -par exemple le spot- ou sur plusieurs marchés -par exemple les swaps de change. De puissants outils informatiques (dits pricers) lui permettant de calculer différents prix ou l'intérêt d'une opération d'arbitrage. Cette stratégie requiert une réactivité et une gestion du stress en temps réel de la part du trader.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire